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♠ Deyan Siudek ♠

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Ven 11 Sep - 14:49
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"Deyan Siudek




Eh ! Moi c'est Deyan Suidek, et on me surnomme... et bien, Deyan. Seulement pour les intimes. Je suis Célibataire, et ça me va très bien comme ça. J'ai plutôt tendance à être Méchant et un soupçon cruel.
Je suis un homme, même si vous le voyez et je suis Bisexuel (pourquoi choisir). J'ai 23 ans et je suis née un 24 Novembre.
Je suis humain, d'origine Croate.
J'ai un métier, poète, et mon niveau de vie est  très confortable.


Psst, et la personne sur l'avatar c'est Shokudaikiri Mitsutada.




" Mon physique



« Les secondes filent et défilent au gré du temps.
Inarrêtable. Imperceptible. Inatteignable.
Sa mélodie s'empare de ce qui d'antan
Vous appartenait. Sa mélopée effroyable,
Désagrège. Lentement mais, ô oui, éternelle.
Elle vous rappelle combien vous êtes mortel.
Se rit de vous, joue sans scrupule ni remords.
Le temps ne saurait s'encombrer de votre accord. »


Mes longs doigts fins déposèrent le stylo à plume qui servit à écrire ces vers sur le papier délicat du recueil manuscrit. Je regardai avec satisfaction l'encre des huit alexandrins reluisant à l'éclat de la flamme de la bougie posée sur le bureau en bois. Le temps. Peu importe combien les êtres humains avaient tenté de se battre contre, la victoire n'était pas à portée de main. Nous vieillissions, nous ridions, perdions nos facultés physiques, puis celles mentales. Nous succombions à la maladie, terrassés par des maux que les mortels ne pouvaient pas maîtriser. A la fleur de l'âge, mes vingt-deux ans me proféraient beauté, intelligence et succès. Le paroxysme de l'étendue de notre vie. Ce pic aux satisfactions indescriptibles, que nous ne pourrions jamais plus vivre quelques années plus tard. Un jour, une vieille femme m'avait dit : « Tous les jeunes sont agréables à regarder. Par conséquent, aucun ne l'est. La véritable beauté ne peut s'éveiller que chez ceux ayant su la combiner à la vieillesse ». Donc oui, j'étais séduisant, mais seulement parce que j'étais jeune.

Je me levai doucement de ma chaise en bois sculptée, laissant le recueil ouvert afin de ne pas tâcher les pages de l'encre du stylo plume. Cet outil comportait quelques désagréments, mais j'estimais que la poésie ne pouvait s'écrire qu'avec une plume et une bougie. C'était une forme d'art très ancienne, garder la tradition était donc essentiel pour composer dans le respect de ces écrits. La patience était une qualité inexorable pour s'adonner à cet art, alors celui qui était incapable de supporter l'encre n'avait pas sa place dans le cercle des poètes.

J'allais user de ces quelques minutes pour mettre fin à ma journée. Une de plus de vécue, et une de moins à vivre. J'avançais dans la chambre de ma demeure, déboutonnant ma chemise aux couleurs bordeaux qui épousaient les formes de mon corps. J'étais grand, dépassant le mètre quatre vingt, et mon corps était mince. Lorsque je fis tomber le vêtement au sol, la flamme dansante de la bougie agita ses reflets sur mon corps pâle. Mes muscles n'étaient pas très saillants. La minceur ne creusait pas mon corps comme dans ses formes extrêmes. Elle lui accordait d'élégants sillons mesurés dont je n'avais pas à avoir honte. Je débouclai ma ceinture en cuire et la laissai tomber au sol. Elle se fit une place sur ma chemise, au pied de mon lit, et fut rapidement rejointe par mon pantalon noir en jean.

Sans presser le pas, je partis dans ma salle de bain puis me postai devant l'immense miroir qui couvrait un de ses pans. Je fixai mon visage avec intrigue. Des cernes creusaient légèrement mes yeux, témoignant du manque de sommeil de ces derniers jours. Plusieurs commandes de poèmes m'étaient tombées dessus, et les poètes n'avaient pas peur des nuits blanches. Au contraire, c'était bien souvent dans la fatigue que les mots les plus forts s'agençaient. Je passai mes longs doigts fins sur mon visage. Mes joues n'étaient pas très creusées. Ma mâchoire était bien marquée et s'accordait avec mon nez anguleux. Mes sourcils noirs se dessinaient naturellement dans une forme délicate et surmontaient deux longs yeux jaunes, tantôt perçants, tantôt accueillants. Un regard ne reflétait qu'une facette démontrait une âme vide ou menteuse. Mes lèvres pâles tranchaient peu avec la couleur de ma peau.

Je passais de l'eau sur mon visage pour me rafraîchir avant d'aller dormir. Quelques gouttes se frayèrent une chemin jusqu'à mes cheveux noirs comme la nuit. Mi-longs, une mèche recouvrait une partie de mon visage, celle où habituellement un bandeau noir recouvrait mon œil droit. Lorsque j'étais seul chez moi, je ne m'encombrais pas de cet accoutrement. Une cicatrice traversait ma paupière, laissant simplement un œil clos à la place de ce qui aurait dû être le jumeaux de mon iris gauche. La vieille femme disait que c'était la seule façon d'être beau à mon âge. Je haussai les épaules avec indifférence. Il fallait se faire à son propre physique, ce n'était pas comme si changer était envisageable.

Je retournai dans ma chambre, fermai le manuscrit, et pris confortablement place au creux des bras de Morphée.



" Mon caractère



La technologie. Je pouvais la comprendre, je possédais moi-même un téléphone portable et savait naviguer sur internet. Mais certaines choses auraient dû rester dans la tradition. Par exemple, je ne concevais pas qu'on prenne des nouvelles du monde en allant sur internet. Où était l'odeur des papiers journaux du matin devant un café noir ? Comment pouvait-il prétendre être cultivé si on se contentait de lire les faits divers sur internet sans prendre le temps de s'intéresser aux autres aspects de la vie ? Alors, comme tous les matins, je partis acheter mon journal au café du coin, repartis chez moi, et me posai devant un petit déjeuner à 9h du matin en lisant les nouvelles du jour.

La première ma tapa immédiatement sur les nerfs. Page politique : les hybrides et leurs droits. Je fronçai les sourcils en sentant l'agacement me gagner soudainement. Notre gouvernement avait le don de se poser des questions inutiles. Cela faisait des années... que dis-je, des dizaines d'années que les hybrides étaient nos possessions. Avais-je un jour considéré l'idée de donner le droit de vote à ma table de chevet ? Non. Pourquoi ? Parce que ça ne la concernait pas. Comme au moins une fois par semaine depuis toujours, les journaux débattaient de la condition des hybrides dans notre société. Pourtant, la solution était très simple. Il me semblait pouvoir partir du constat que les animaux nous étaient inférieurs. Il ne nous viendrait pas à l'idée d'accorder plus de droits aux animaux, non ? Je comprenais qu'on les protégeait, qu'on fasse des lois à ce sujet, et y était même très favorable. Néanmoins, ils n'avaient rien à voir avec la politique de notre pays. C'était à nous, humains, d'y prendre part. Mettons qu'un humain ait une valeur de 20, et un animal de 2. Si seuls les humains avaient le droit de prendre part à la politique, il était possible de partir de l'hypothèse que seuls les êtres à une valeur minimal de 20 pouvaient y prendre part. Prenons le cas des hybrides : il étaient mi-animaux, mi humains. Ils avaient donc une valeur de 11, ce qui ne suffisait pas à leur donner des droits politiques. Même un hybride très humain (comme la plupart l'étaient) n'atteindraient jamais plus de 19,99 de par leur nature mixte. La question était donc réglée.

Je portai ma tasse en porcelaine à mes lèvres pour savourer l'amertume du café matinal. J'aimais la richesse, et mon métier me permettait d'en profiter autant que je le souhaitais. Ma maison n'était pas digne d'un manoir en termes de superficie, loin de là, mais possédait un confort que j'avais mis des années à instaurer, autant dire que j'étais quelqu'un de plutôt dépensier. Je n'avais pas besoin d'un endroit énorme pour vivre seul, il me fallait simplement les bons éléments. Et sa taille me permettait sans aucun problème d'accueillir un hybride à mon service. Je ne les trouvais pas égaux aux humains, pour autant j'appréciais ce qu'ils étaient à leur juste valeur.

Si je pouvais au premier abord sembler froid et arrogant (ce qui n'était pas entièrement faux), je savais me montrer très ouvert avec les humains. J'appréciais beaucoup la compagnie de mes semblable. Je pouvais être très sombre avec les hybrides, mais avenant avec les humains. On pouvait même dire de moi que j'étais attentionné et romantique sans se tromper. La poésie allait de paire avec le romantisme, de toute manière.

Je reposai mon café et entrepris de poursuivre la lecture du journal avec curiosité.



" Mon histoire



J'avais beau y  réfléchir sous tous les angles, je ne comprenais pas comment on pouvait penser que la vie que je menais allait être malheureuse. Du haut de mes dix ans, mes amis du collège étaient persuadés que j'avais une vie difficile. Or, il n'y avait aucun fondement à cela. Mes parents étaient riches, cultivés et intéressants. Ils m'apprenaient beaucoup de choses, et ma mère était très disponible pour s'occuper de moi. Seul mon père travaillait en temps que sculpteur et était peu à la maison, ce qui ne l'empêchait pas d'être un excellent père lorsqu'il rentrait pour une période. Oui, il me manquait, mais n'était-ce pas bon signe ? Je préférais cette situation à un père violent qui risquait de me blesser à la moindre bêtise – et à 10 ans, on en fait des bêtises. Je vivais à la maison avec ma mère et son hybride, une fille plus âgée que moi avec des oreilles de chien et une queue touffue. Elle était gentille et jouait souvent avec moi quand ma mère était occupée.

La seule chose que mes amis voyaient, c'était le temps que je prenais pour travailler, apprendre et maîtriser les leçons. Pourtant, il était nécessaire d'avoir des contraintes au milieu de toute cette douceur qui m'entourait. Et je comprenais que venir à l'école consistait avant tout en une activité pour devenir intelligent et cultivé comme mes parents l'étaient. Et aussi, j'apprenais que l'école, ce n'était que pour les humains. Les hybrides nous étaient inférieurs, et l'Inu qui habitait à la maison n'avait pas à prendre des initiatives ou à nous contredire. J'avais été bercé dans ce milieu : mes parents me donnaient du bonheur, et en contrepartie je devais satisfaire leur seule attente sur mes résultats scolaires. Pas de quoi en faire un drame, à mon avis.

______________________________

- Deyan, m'interpella un de mes amis par un coup de coude dans les côtes. Mate un peu !
- Tu ne peux pas être plus discret, soupirai-je.

Je tournai la tête dans la cour du collège en cherchant la fille que Vlad souhaitait me montrer. Encore une, à croire que son monde ne tournait qu'autour de proies à chasser. Elles étaient souvent jolies, mais à force il me semblait que nous avions fait le tour de toutes les filles d'acceptables à sublimes du collège. Alors je ne m'attendais à rien d'exceptionnel lorsqu'il me demande une énième fois de donner mon avis sur la fille qu'il avait repérée. Avec lassitude, je cherchais du regard dans la direction qu'il pointant avec toute la discrétion qui le caractérisait.

Puis je l'aperçus. De longs cheveux bruns volant au vent, masquant deux grands yeux vert olive dans cette danse aérienne. Elle était belle. Non, c'était bien au-dessus de cela. Elle était la fille la plus belle que j'ai jamais vue. Personne ne s'approchait de son niveau, de près ou de loin. Elle dégageait quelque chose de quasiment surnaturel. Et, par chance, elle était seule et semblait un peu perdue. Il ne fallait pas plus d'arguments à Vlad pour venir à sa rescousse, me demandant de l'accompagner au passage. On se sent toujours plus en sécurité lorsqu'on n'est pas seul face à notre cible.

- Salut ! Tu es nouvelle ici ? Tu as l'air un peu perdue, commença-t-il avec naturel.
- Bonjour. Oui effectivement, je suis arrivée aujourd'hui et je ne sais pas où est ma prochaine salle de cours, soupira-t-elle.
- Tu es en quelle classe ? Poursuivit-il.
- En 3ème D.
- Comme nous ! Tu n'as qu'à venir avec nous, lança-t-il d'un ton charmeur. Moi c'est Vlad, et toi ?
- Ksenia, répondit-elle en me regardant avec une intensité que je n'étais pas sûr de pouvoir supporter. Et toi ?
- Deyan, répondis-je sans pouvoir dire un mot de plus.
- Enchantée, Deyan. J'espère que nous nous entendrons bien.

Et ce fut le cas. Vlad tenta sa chance à peine deux semaines plus tard, mais elle le rejeta sans l'ombre d'une hésitation. Pour ma part, je ne trouvais pas le courage nécessaire pour lui dire qu'elle me plaisait. Ou plutôt, il m'était impossible de mettre les mots corrects sur mes sentiments. Les mots étaient puissants, mais lui décrire ce que je ressentais avec des mots faibles aurait constitué une véritable insulte. Non. Il fallait trouver les bons mots, et cela allait prendre du temps. Une fois cela fait, il faudrait le courage de les transmettre.

Même sans cela, Ksenia et moi devînmes très proches. On pouvait sans doute dire que nous étions devenus meilleurs amis, même si ce n'était pas tout à fait l'apogée de mon objectif avec elle. Je pouvais néanmoins apprécier sa présence, sa personnalité et notre proximité même sans changer l'état officiel de notre relation. C'était une fille très spontanée, assurée et amusante.

Je cherchais pendant longtemps la bonne façon de lui transmettre mes sentiments, et le poème semblait le plus adapté. Dès lors que j'avais découvert cet art, sa présence dans ma vie était devenue une évidence. La poésie, c'était choisir les règles que l'on souhaitait respecter. Mettre les bons mots au bon endroit. Aucun autre art ne semblait demander autant de patience, de créativité et de rigueur. C'était ce à quoi je désirais me vouer. Je me mis à pratiquer énormément en vue de trouver les bons mots. Mais ils ne venaient pas. J'étais trop jeune, et pas assez bon.

_____________________________

Le lycée. Un tout autre monde que le collège. Durant mes trois années, ma professeur de langue avait décelé en moi un véritable talent pour la poésie. Elle croyait en moi et en mon avenir, de telle sorte qu'elle me donnait des conseils, des cours particuliers et des contacts professionnels pour toujours apprendre plus. Plus les années passaient, plus ma capacité à exprimer les bonnes choses se développaient. Mais en parallèle, mon courage m'avait quitté. Ksenia était la personne dont j'étais le plus proche, cependant une conclusion évidente se posait désormais. Après près de quatre années à être aussi proches l'un de l'autre, si elle était intéressée, elle aurait fait le pas d'elle-même. Alors je n'osais plus. C'était « trop tard ».

Cela jusqu'à ce que j'apprenne quelque chose qui allait changer la donne. Ksenia partait. A la fin de sa dernière et actuelle année de lycée, ses parents et elle déménageaient. Je ne la reverrais plus pour ainsi dire. Alors, quel risque prenais-je à lui déclarer mes sentiments ? J'allais peut-être gâcher trois mois de notre amitié. Je crois que le risque en valait la chandelle. Je passai donc trois jours et deux nuits à composer un poème. Le poème de ma déclaration pour Ksenia, le plus parfait possible, aussi proche de la réalité qu'un poème peut l'être. Une fois achevé, je le glissai dans le sac de ma meilleure amie, à son insu. La nuit fut terriblement longue après cet acte, et je redoutais le lendemain matin comme aucun autre jour de ma vie.

Lorsqu'elle arriva dans la cour du lycée, elle me chercha immédiatement du regard, et me trouva dans le même temps. Mon cœur manqua un battement lorsque ses yeux verts se posèrent dans les miens. Elle s'avança avec l'assurance qui la caractérisait. Ses cheveux volaient autour d'elle. Sa démarche aérienne donnait l'illusion que le vent lui-même la portait vers moi. Et j'eus ma réponse. Sans un mot. Ses lèvres se plaquant sur les miennes et ses bras autour de mon coup me firent l'effet d'un coup de poing. Je l'embrassais en retour, essayant de sortir mon esprit du rêve qu'il était peut-être en train de faire. Ca ne fonctionnait pas. Je n'en sortis pas, et la réalité me frappa de plein fouet. Ksenia me sermonna sévèrement en me demandant pourquoi il m'avait fallu trois ans et demi pour aller vers elle. Elle me traita d'idiot ; je me traitai d'artiste.

Nous partageâmes une relation fusionnelle pendant le temps qu'il nous restait. Ces trois mois furent courts, intenses et inoubliables. Cela ne changea pas les projets des parents de Ksenia : elle partit à la fin de l'année. Les adieux furent particulièrement rudes pour nous deux, bien que prévisibles. Ce qui était d'abord apparut comme une sécurité termina en guillotine. La poésie me sauva de ma mélancolie, et je compris que la douleur était la muse du poète.

___________________________

Mais une autre douleur me frappa. Un an et demi après avoir perdu Ksenia, je posai ma plume sur le bureau. Je sus alors qu'il s'agissait du dernier poème que j'écrirai sur elle. Tourner la page fut un véritable choc quand cela aurait dû être un soulagement. J'avais beau chercher au fond de moi, je n'éprouvais plus de manque à son égard. Il s'était consumé petit à petit, et les dernières cendres du manque venaient de s'éteindre. Je me sentais coupable. Empli de remords. J'aurais dû être dévoré par le chagrin, or il n'en restait même plus l'ombre au fond de moi. Ksenia appartenait au passé quand j'aurais dû ne jamais l'oublier.

Le choc fut tel qu'il me fallait trouver un moyen de l'extérioriser. La réponse me vint rapidement de la part de Vlad : lorsqu'il avait un problème, il aimait méditer dans le calme de la montagne. Dans les montagnes de l'Oural résidait une tribu traditionnelle qui acceptait parfois d'accueillir un citadin, si tant était qu'il passe le test. Vlad n'avait jamais réussi à y aller, mais il avait entendu dire qu'on retrouvait en cet endroit les véritables priorités de la vie. Ma décision était prise : je partais pour cette tribu.

Encore aujourd'hui, j'étais incapable de choisir si cela avait été ma meilleure décision ou la pire erreur de ma vie. Lorsque je m'y rendis, le test vint à moi de lui-même. Un homme particulièrement musclé, habillé en vêtements traditionnels russes, se dressa devant moi. Il fallait se battre contre lui pour entrer. J'allais faire volte face, sachant que je n'avais aucune chance, mais cela n'aurait en rien avancé mon voyage. Alors je me battis contre lui. Ses coups étaient puissants, et son coutelas se planta dans un coup final dans mon œil droit. Je hurlai de douleur. Mon monde s'écroulait autour de moi. Il était impossible de réparer les dégâts. Le sang s'écoulait sur mon visage alors que je priais de toutes mes forces pour qu'il ne s'agisse que d'un mauvais rêve. Or, c'était la réalité.

Alors que je pensais rentrer la queue entre les jambes en Croatie, l'homme s'inclina devant moi, et me tendit la main pour m'aider à me relever. Je fronçai les sourcils sans comprendre son comportement, surtout en plein cœur de la panique qui me dévorait. Il me dit alors que j'avais réussi le test, et m'aida à me relever.

Dans une des habitations, une vieille femme soigna ma blessure avec une tendresse presque maternelle. Elle m'expliqua que la perte de mon œil signifiait que j'étais prêt à me recentrer sur l'essence de la vie, que j'avais su quitter tout matérialisme. Je n'étais pas tout à fait d'accord avec elle puisque, si j'avais eu le choix, j'aurais gardé mon œil. Puis elle me fit cette révélation.

- Tous les jeunes sont agréables à regarder. Par conséquent, aucun ne l'est. La véritable beauté ne peut s'éveiller que chez ceux ayant su la combiner à la vieillesse. Mais elle peut aussi se révéler chez ceux qui ont un physique imparfait. Tu deviendras beaucoup plus beau sans ton œil.

Si je n'avais pas été poète, je l'aurais prise pour une folle. Mais ces mots eurent raison de mes dernières défenses : la beauté s’acquérait à force de souffrances. Je restais alors près d'un an dans cette tribu à me recentrer sur l'essence de la vie. Cela me permit de comprendre que l'extinction de mes sentiments pour Ksenia n'avait aucune importance dans le déroulement de l'univers.

_________________________

L'appel de la poésie fut le plus fort, et je quittai la tribu pour aller m'installer ailleurs, à Kinochi plus précisément. Le succès frappa rapidement à ma porte, à tel point que je fus engagé par plusieurs personnes, ce qui me poussa à emménager en cet endroit où bon nombre d'hybrides vivaient.

J'avais eu le temps de passer à autre chose tout en gardant un œil différent sur la vie qui m'entourait. Maintenant que j'étais confortablement installé, il ne me manquait plus qu'à adopter un hybride qui compléterait mes possessions.




" Et vous ?;



Dans la vraie vie, mon ptit nom c'est secret ♥, et j'ai 22 ans. J'ai connu le forum grâce à des recherches sur internet pour un forum fantastique.
Ce que je pense du forum: pour le moment pas grand chose puisque je n'ai pas pu RP dessus. Mais le graphisme est très attirant, l'ambiance n'a pas l'air prise de tête, le règlement m'a plu, et le contexte aussi (la rédaction était très amusante:D). Bref j'étais d'abord partie pour trouver un forum vampire et j'arrive ici... donc je pense qu'on peut dire que j'ai été détournée de mes objectifs !

Au fait, vous savez quoi ? Ben je sais c'est quoi le code du règlement 'w' C'est Ryo Valide !
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Ven 11 Sep - 15:36
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Bienvenue ~
J'ai beaucoup aimé lire ta fiche ! Certaines choses ont été dites avec beaucoup de finesse. Même si je pense qu'un hybride aprecierait moyenne d'être comparé à une table de nuit. X)

( ça m'a bien fait rire quand même )
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Invité
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Ven 11 Sep - 15:43
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Bonjour !

Merci, ravie d'arriver ici :D Et je suis contente que la table de nuit t'ait fait rire, je pense que ça peut mettre du piment o/
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Ven 11 Sep - 16:00
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bienvenue
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Ven 11 Sep - 16:55
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Bienvenu
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Ven 11 Sep - 19:09
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Bienvenue o/
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Léo
Chaton taquin, inacessible & joueur
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♦ Âge : 22 ans
♦ Localisation : A ronronner au soleil sur un toit bien chaud. ~
♦ Humeur : Chat-rmeuse ma belle ~
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Ven 11 Sep - 20:19
Bienvenue Deyan !

Une histoire très intéressante pour un perso qui l'est tout autant ^^
J'aime ta façon d'écrire. On en lirait chaque mots sans s'ennuyer.
Je te valide avec plaisir :3
En espérant que tu trouves vite ta "possession" ~
Bon jeu !



Clique pour voir ~:
 

Ces espèces de saloperies ♥:
 
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Invité
Invité
Ven 11 Sep - 20:40
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Merci beaucoup !
Ca me va droit au coeur ^^

Et merci pour votre accueil chaleureux, ça a l'air très chouette par ici ;)
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