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Mon masque, ce rempart contre un monde qui n'a que peu de logique | Yamato

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Lun 21 Sep - 2:22
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" Yamato




Eh ! Moi c'est Yamato, et on me surnomme Yaya ou Strange Kitsune. Seulement pour les intimes. Je suis Libre, et je m'en accommode parfaitement. J'ai plutôt tendance à être Sage et Obéissant
Je suis un homme, même si vous le voyez et je suis hétérosexuel . J'ai 28 ans et je suis née un 18 juin.
Je suis hybride, d'origine Japonaise.
J'ai un métier, Enseignant amateur en arts martiaux et mon niveau de vie est  .... { Si humain }


Psst, et la personne sur l'avatar c'est Livly Garden FROM Nexie (Artiste).




" Mon physique

Ce qui se cache derrière le masque de porcelaine.

La nature nous crée comme elle le souhaite dans une volonté de faire de nous un être unique. Tout cela, en ayant de quoi se fondre parmi les siens. Amaterasu, de sa douce clémence et de toute son attention à fait de moi un Kitsune forgé pour ne pas être l'inférieur de l'homme. Je suis un hybride, mais ma corpulence peut me confondre avec un être humain standard. Je n'ai pas choisi, c'était me rendre plus robuste, plus fort face au monde qui m'entourait ou périr.

Mes origines comme mon apparence ambiguë et difficile à cerner, n'ont rien de bien simple. Étant lettré depuis mon jeune âge grâce à des propriétaires assez soucieux de mon avenir, je sais maîtriser aussi bien le japonais que l'anglais ou encore la langue de Molière. Cela pourrait vous étonner, pourtant avec mon âge avancé, pour un hybride, cela en deviendrait presque normal. Et même si je dois être au regard de bien des humains, un stupide animal, ne me sous estimez pas trop longtemps, la suite pourrait être assez dure à vivre. Je ne délivre pas ces mots tel un torrent endiablé, avec arrogance. Si j'avais été un jeune hybride dont la vie n'est que pale souvenir, il est évident que je ne pourrais prétendre à un quelconque affront. Hélas, avec mes vingt-huit années, je n'ignore pas les règles que ce monde a régies pour soumettre mes semblables sous leur poigne, or la mienne peut aussi être puissante. Fort heureusement, de par mes croyances et mon éducation, je n'utiliserais que rarement cette dite poigne. Je n'ai pas spécialement envie de faire affront à la grande déesse qui a toujours veillé sur moi ou de finir ma vie dans une cage aux barreaux bien trop serrés à mon goût.

Savoir ce que mon éducation donne est une chose, en savoir plus sur la morphologie de l'animal en est une autre. Il m'arrive régulièrement et sans que je le souhaite, d'entendre des maîtres, mais aussi des civils lambdas faire des messes basses en passant près de moi. Même si je les dépasse le plus souvent en taille, je n'ignore pas ce que leur mot veulent vraiment dire. Le paraitre et la vérité sont bien souvent entremêlé comme les fibres de la tige d'une orchidée. Je sais que je suis vu comme un phénomène de foire, mais en un sens, je ne m'en soucie guère. Ce ne sont pas eux qui ont érigé le Kitsune adulte que je suis, loin de là ou en tout cas, ils ne sont pas de la même éthique que mes anciens maîtres. Je ne vous ferai pas languir plus que raison sur ce qui peut bien donner source de dialogue aux humains lors de mon passage. Je fais parti de ses hybrides dont la simple taille suffit à délier les lèvres. Surtout si l'on prend en compte que ma stature a été forgée avec des hommes sages pratiquant des arts martiaux. Ainsi, Kitsune de mon état, je mesure en tout et pour tout 1m92 pour un poids a nu de plus de 89 kilos. Je n'ignore pas cela n'a rien d'anodin pour un être qui doit être soit disant sous la tutelle d'un humain, mais je ferais avec.

L'ensemble de mon corps est parsemé de bien des marques diverses. Qu'elle soit des brûlures ou encore des cicatrices, toutes ont un sens et une raison d'être sur ma peau. Pourtant, la plupart, que ce soit sur mon dos ou mes bras, sont recouvertes par mes tatouages. Au nombre de 6 et parfois marchant en doublons, ils représentent des aspects que j'ai déjà abordé plus tôt. Que ce soit la méditation et la sérénité des fleurs de lotus, la vivacité d'esprit et l'agilité des carpes Koï ou encore le tempérament volcanique et la colère du Dragon. Pourtant, un tatouage plus discret et plus secret siège sur mon épaule droite. Une grue dans son envol et sa majesté a été gravée sur ma peau à l'encre. Au départ, ce trésor nippon avait été marqué directement sur ma chair quand j'avais dû quitter mon dernier maître, faute de moyen pour continuer à me garder. Il m'avait expliqué avec des termes des plus sages, que la grue représentait cette volonté que j'avais de pouvoir un jour vivre par moi-même et être libre. Il n'avait pas eu tort, car cela faisait partie de mes nombreux souhaits en tant qu'hybride de mon état. Pourtant, l'oiseau a pris au fil du temps une autre signification plus personnel. Tout comme lui, j'avais toujours su m'adapter à mon environnement sans trop de difficulté, trouvant les ressources dont j'avais besoin, comme le calme ou la méditation, pour tenir le coup.

La musculature que j'arbore sans pour autant la montrer à la face du monde comme un trophée, ne s'est pas construit par la volonté propre de la déesse Amaterasu. J'ai changé morphologiquement après avoir passé des années au côté de deux maîtres consécutifs. Le premier, pratiquant depuis sa jeunesse les arts de l'Aïkido, trouvait que me donner des ménagères ménagères n'allait pas faire de moi un hybride compétant. Ainsi, ce fut en remarquant mon goût des croyances bercé dans Shintoïsme et mon esprit des plus vif, qu'il décida de m'initier à ce qui avait été un pilier inébranlable dans son existence humaine. Il est vrai qu'au départ, mes gestes n'avaient pas plus d'aisance qu'un jeune éléphanteau à peine sorti du ventre de sa matriarche, pourtant avec de l'entraînement et de la persévérance, je finissais par atteindre les objectifs qu'il me fixait sans cesse. Je passais au fur et à mesure des mois à ses côtés d'un jeune hybride maladroit et assez timide, à un kitsune plus sur de lui que jamais. Il avait remarqué sans nul doute que même avec ces connaissances en combat, je n'avais pas essayé un seul instant de lui tenir tête. J'aurais très bien pu le faire, mais cela n'aurait aucune raison et qui plus est envers un homme sage comme lui, cela aurait été un affront. Pour le second maître, que j'eus quelque mois après le premier, il était bien plus jeune. Son prédécesseur avait été finalement atteint par une maladie fulgurante et soudaine. Il était encore dans une sorte de jeunesse mature et vivait lui avec une femme et un enfant. Il m'avait demandé, après avoir eu vent de ma capacité de self défense, de surveiller son fils lorsque ce dernier partait en extérieur pour le garder en sécurité. Je ne pouvais nier que je me sentais un peu réduit à l'état de chien de garde ou d'animal de compagnie, mais qu'aurais-je pu faire d'autre qu'obéir après tout ? Me rebeller n'aurait abouti qu'a un retour en cage et je ne voulais plus vivre cela. J'ignore encore au jour d'aujourd'hui, si mon ennui se lisait sur mon visage, mais un jour en plein après midi, je fus emmené par cette homme dans une salle aux cloisons de bambou et au tatami bien droit. Il n'avait pas fallu ben longtemps pour que je comprenne, que ce soit par ce nouvel environnement ou les paroles de ce pratiquant des arts noble, que j'allais apprendre un autre aspect de l'art de se battre. Au contraire de l'Aïkido, basé sur un retournement de poids et de force, la boxe Wing Chun qu'on m'enseignait avait des enchaînements vifs et des coups puissant pour peu de gestes. J'avais été étonné d'apprendre de mon maître, qu'il était enseigné par sa mère avant lui, prouvant que le sexe de l'enseignant n'avait en rien rapport avec la puissance de l'art. Encore une fois, au prix de nuit aussi courte qu'épuisante, j'avais atteint la fin de ces cours pour me forger le corps. C'est ainsi que je suis devenu, le Kitsune que je suis aujourd'hui. Il est vrai que cela m'a demandé de la patience, des efforts, mais cela ne fut pas en vain.

Même si ma taille, ma force ou encore ma corpulence ne me rendent pas des plus discret malgré moi, ce sont ces fils d'argent sur mon crâne qui ajoutent encore plus d'étonnements chez les gens que je peux croiser. Il faut dire que je ne suis pas spécialement âgé et voir un hybride, plutôt grand, masqué et avec une chevelure aussi grise que la cendre d'un bois maintenant éteint, ce n'est pas très courant. Le plus souvent ces derniers m'arrivent au bas de la nuque, mais du fait de leur capacité à se hérisser naturellement, il ne la touche jamais. Ils ont pour fonction en plus d'être mes cheveux, quand l'envie de retirer ce masque me prend, pendant mes entraînements, de cacher mon visage. Je ne veux pas montrer à ces gens qui me regardent ou encore qui veillent sur moi, ce que des flammes ont pu faire à mon visage. C'est aussi la raison pour laquelle, je ne couperais jamais cette chevelure rebelle pour une quelconque raison. Surtout quand il cache en plus du masque, mes oreilles de Kitsune. En continuant sur ce visage dont la souffrance n'a que peu de répit, je pourrais vous dire qu'il possède des iris similaires à la pierre de Jade impériale. D'un vert pourtant assez pâle, je regarde le monde et mon environnement sans jamais lui montrer d'affront. Un regard qui perce par moment les trous de ce masque si mystérieux pour analyser et observer ce que les humains, les actes peuvent engendrer comme un ouragan. Peu savent leur couleur, car même avec ce masque, il est difficile d'en percevoir ne serait que plus d'une lueur d'émeraude dans l'obscurité. Pour le reste de mon visage, mon nez n'est que peu existant du fait de la brûlure, mes lèvres sont légèrement absentes ce qui me rend peu bavard de base. Ainsi, ma voix, est, quant à elle, plutôt rauque, car le feu a également abîmé mes cordes vocales.

Pour finir dans ce portrait assez abstrait et que je ne préfère pas étoffer de peur de vous assommer de détail, je terminerais par ce que je porte régulièrement. Je sais clairement qu'on pourrait penser que je me vois vêtu de haillon, mais le plus souvent, je suis en kimono. Oui, même aussi animal que l'on peut me penser, la civilité fait partie maintenant de mes gênes. C'est un vêtement que j'aime particulièrement du fait de son détail, de sa résistance et de l'aisance que l'on peut avoir à le porter. De plus, j'aime pouvoir malgré tout un minimum me fondre dans cette masse qui ne voit en moi qu'un moyen de défouler sa rage. Afin sans nul doute, de se sentir puissant et dominant alors que si nous décidions de nous rebeller, le résultat en étonnerait plus d'un. Pour le reste de mon temps, je ne porte qu'un pantalon ample muni de plusieurs ceintures, mais aucun vêtement sur mon torse. Cela n'a pas pour but de montrer mes muscles, mais de me permettre une certaine liberté de mouvement que ce soit dans les activités d'hybride ou dans mes entraînements. Si cela fait le bonheur d'une quelconque maitresse, qu'il en soit ainsi. Un dernier détail doit être expliqué sans détour. Je possède une arme, un bâton de combat que m'avait offert mon ancien maître, ce qui veut dire que la prochaine personne qui me "possédera" aura le droit de l'avoir également. Qu'il ou elle ne le brise pas, sinon soumission ou pas, la personne terminera dans le même état.


" Mon caractère



L'esquisse d'un guerrier masqué.

Ce masque n'est pas que le mur solide protégeant mon visage du temps et des regards bien trop indiscrets. Il cache bien des secrets que je ne révélerais pas au monde aussi facilement. Amaterasu, la grande déesse compte sur moi et je me dois donc de protéger sa plus belle création, la femme qui deviendra ma maitresse. On dit que le temps forge l'homme et le corps comme le ferait un artisan sur du fer encore chaud, je ne déroge pas à ce dicton même si je suis hybride.

On me remarque bien souvent du fait de ma grandeur physique, de mon gabarit ou encore de mon accoutrement. Pourtant que ce soit derrière le visage du Kitsune ou dans mes déplacements, je me fais discret. Je ne suis pas là pour ameuter la populace ou encore faire mon intéressant. Je vis depuis ma plus tendre enfance sous la régence de l'homme avec un grand H et dans la croyance de la grande Amaterasu, Ōkami enfin la Déesse du soleil. Je suis ainsi un fervent pratiquant du Shintoïsme oriental dont je ne rate aucun enseignement. Je me permets des actes d'audace et je suis bien souvent impoli, mais je persiste dans ma quête d'honorer par la protection la femme en générale, la mémoire de mon ancêtre sacrée. Les règles de l'enseignement me prouvent aussi bien l'humilité, que la bravoure ou encore la droiture. Je sais que je suis dur avec elle, que je devrais plus souvent la chérir, mais je ne fais que la rendre plus forte face au monde qui s'est bien trop longtemps moqué d'elle. Il est vrai que je ne dois pas connaitre encore maintenant le plaisir de la chair, l'ivresse et les folies du monde, mais je m'en porte bien. Je n'en ressens pas spécialement le besoin chaque jour, quand bien même je pourrais avoir aussi près que possible, une beauté qui n'a cessé de croitre comme la fleur de lotus au soleil. Quand je dis qu'elle est une création, voire LA création maitresse d'Amaterasu, je ne me fourvoie pas. Enfin, je vais tout de même rester calme et poursuivre dans ma lancée. Comme je le disais, je suis de ceux qui préfèrent rester dans leur coin, sans déranger le cours du monde. Je suis réglé comme du papier à musique, ne dérogeant jamais devant de l'exercice ou des prières dans la journée. Chaque matin, la prière est suivie d'un entraînement régulier à l'Aïkido puis aux armes blanches avant d'aller prendre une bain. Ensuite vient la boxe Wing Chun puis un repas et enfin, je prends la pleine fonction de mon rôle d'hybride. Une vie sans doute monocorde, mais je sais qu'elle sera toujours là pour y placer des notes malicieuses.

Il est dit dans un recueil que le porteur de tatouage les arbore en signe de trait de son caractère bien imposant. Il faut avouer que les miens ont effectivement tous un sens dans mon humeur. Aussi bien, la fleur de lotus que la carpe ou encore le dragon. Je pense que vous décrire leur importance, mais aussi leur signification n'est pas de trop. La fleur, celle que l'on remarque aussi bien par son parfum que par sa douceur est une part poète, calme et posée de ma personne. Comme le végétale, je ne me froisse pas aussi facilement que possible, et même s'il m'arrive assez souvent de grogner, ce n'est que pour indiquer que cela ne me plaît pas tout en restant dans une certaine plénitude. Je n'ai aucun intérêt à m'énerver mis à part, celui de laisser le champ libre à mon assaillant. Même si la vie n'est pas une guerre, tout un chacun peut avoir les armes pour la combattre. Or le fait de toujours rester d'un calme plat sans aucune faille aura toujours l'impact de déstabiliser l'autre. À quoi bon s'égosiller sur un homme quand, ni la tempête ni le courroux ne peuvent le déraciner comme un vieux chêne ? Il vaut mieux être serein, assis sur le sol en plein ouragan, que courir à sa perte en se perdant totalement. Le calme permet la concentration autant que la réflexion. Je préfère mettre du temps à me décider sur une chose que de la faire à la va-vite sans aucun discernement. Cela m'a coûté mon visage en partie, un peu de dignité, mais comparé à sa vie, je pense que ce n'est pas cher payé. Le sacrifice n'a pas été vain et encore aujourd'hui même si je vois bien qu'elle s'en veut de ce que j'ai subi, elle sait que je l'ai fait de mon plein grès. Je ne regrette pas mon geste, loin de là, et même, si maintenant cela apporte un mystère sur mon visage, je m'en suis accommodé rapidement. Au point que cela ne m'empêche aucunement d'écrire des vers aussi incandescent que les flammes du dragon qui rugit alors que d'autre ont la douceur d'une pétale de cerisier. Je n'exagère pas mes propres créations ce n'est que le résumé des paroles de mon amie sur ce que j'ai pu lui montrer.

Vient ensuite la carpe, vive, agile dans l'eau et qui ne se laisse pas attraper facilement. Ce tatouage témoigne de cette persévérance même dans l'échec que je possède, mais aussi de ce besoin de toujours faire mieux même jusqu'à l'usure dans des domaines que je pense maîtriser pour la plus part. Que ce soit les arts martiaux, les armes blanches ou encore mon goût d'apprendre de nouvelles langues, rien ne s'est fait en un jour. Tel Rome, j'ai dû me construire, voir, me reconstruire pour atteindre un idéal ou du moins, les objectifs que je mettais imposé. Ce ne fut jamais aisé, et même dans ces moments où je pensais ne pouvoir atteindre mes propres attentes, je trouvais le courage de relever la tête. Je reprenais le cours de mes agissements même en ayant des blessures ou du mal à tenir bon bien longtemps. En un sens et je m'excuse d'avance de cette étrange métaphore, mais elle est la femme est le flot et moi la carpe, car sans elle, j'étouffe et me perds dans ma situation. Malgré tout, je sais faire preuve d'une énergie de vivre qui se voit au moindre de mes gestes chaque jour. Une sorte de joie d'être qui me pousse à venir moi-même aider la personne dont je suis l'hybride sans jamais la brusquer. Nous connaissons les failles, les forces et les doutes de l'autre comme jamais. Notre relation s'est inscrite dans le cœur de l'un et de l'autre Si mes entraînements se font le plus souvent par un vent frais qui glisse entre mes doigts, par la rudesse de la chaleur ou la morsure du froid, je ne recule jamais devant les obstacles. On pourrait se dire que je me porte moi-même sur un piédestal vis-à-vis des autres, mais seules les femmes auront une droit sur moi. Je n'ai jamais eu d'attache, autre que mes croyances. Je ne suis pas un homme à femmes et dieu sait que les aborder est une chose plus complexe qu'une ascension de l'Everest à mains nues. Pourtant, je n'ai jamais rien eu contre la compagnie de ces dernières et j'avoue avoir fini par en avoir besoin sans le dire. Je veux rester l'insaisissable, le vif et déterminé Yamato à leur yeux, coûte que coûte.

Pour terminer sur ces derniers, le dragon a lui des sens profonds et bien plus agressif que les deux autres. Il ne représente pas que la colère, la rage au combat ou encore la force. Il illustre également mon affrontement contre les flammes afin de sauver celle qui allait par la suite compter encore plus pour moi. Pendant mes soins, j'ai cru comprendre que c'était une sorte de purification qu'avait subit mon visage, et même si la souffrance est régulière, je n'ai aucun regret. Ce monstre mythologie, ce dieu d'écaille et de puissance ne peut me faire nier que l'énervement peut me prendre par moment. J'ai des failles comme tout le monde, et même le plus robuste des roseaux fini toujours par céder à la tempête. Je suis ce dernier qui peut très bien monter en pression et devenir beaucoup moins discipliné. Un défaut majeur chez moi qui m'empêche parfois de garder mon discernement et ma bonne conduite comme je le souhaiterais. Le plus souvent, je deviens alors beaucoup moins chaleureux et c'est à peine si mes mots veulent quitter ma gorge et sortir au grand jour. Dans cet état, il vaut mieux me laisser seul afin que je reprenne mon calme plutôt que d'insister avec la lourdeur du poids de vos péchés. Il se peut qu'encore actuellement un ancien maitre m'en veuille peut-être encore malgré ses mots. Ce fut en me poussant dans mes retranchements que je l'ai détrôné lors d'une incartade avec lui. Je savais ce jour-là que je laissais à l'homme l'avantage, et même si j'ai dû user de chose dont je n'avais vraiment aucun intérêt à utiliser, que je l'ai vaincu, je n'en ai jamais été fier que ce soit après en être venu aux mains ou par la suite. C'était un homme vieilli par le temps, arborant un costume vénitien comme un ancien prince, j'étais vêtu de façon légère et avec mes pouvoirs. Si je dois être blâmé, qu'il en soit ainsi. J'étais devenu malgré moi ce que je trouvais le plus sot, une personne impulsive. Je dus après l'incident passer des mois entiers, seul dans un endroit sans nourriture et avec peu d'eau. Beaucoup doivent se dire qu'un tel trainement n'est qu'une lourde punition, mais pour moi avoir défié ma soumission, affronté un homme sans lui laisser de chance, valait bien plus qu'un tel châtiment. Il ne se passe pas un jour sans que je médite et vienne régulièrement le voir pour lui demander s'il me pardonnera un jour. Son silence est pour moi une réponse suffisante vue comme un non,rude, mais sincère. Je n'exige pas la pitié et encore moins le pardon de tous. Si je dois être blâmé, qu'il en soit ainsi. Je préfère être humble et seul que vantard et accompagné. Elles pourraient compter sur ma force chaque jour, car je serais leur poing et leurs arguments. C'est une raison pour lequel je n'hésite pas à faire brûler mes poings et fracasser leur agresseur. Ce n'est pas pour rien que j'arbore ce dragon sur ma peau depuis un moment. Comme si les écailles de ce denier étaient ma peau et son souffle ma présence.

Pour finir sur ce que je me pense être, je crois que le masque qui couvre mon visage et dont je parle aussi souvent peut entrer en jeu. Symbole du mal, de la malice s'il est noir et de l'ambition, de la timidité et du trouble s'il est blanc, il ne quitte mon visage qu'en présence de personnes intimes. Son rôle est à la fois de laisser une part de mystère, mais aussi de voiler mon identité. Tant qu'il se trouve sur mon visage, je ne suis réduit qu'au statut d'un hybride lambda. Alors qu'une fois retiré, je peux effectivement me fondre dans la masse, mais je n'aurais que peu d'occasion. Vous devez vous demander pourquoi je vous parle de lui. Étant donné qu'il arrive à mon entourage de le porter pour m'agacer légèrement, il a un sens vraiment important. Sur un visage féminin, il démontre toute la timidité, mais aussi l'envie de possession sur moi au maximum ainsi qu'un sentiment qui pourrait nous lier. Quand je le reprends, c'est un peu comme un secret, parfois intime. Un artifice cachant mon visage tuméfié et brûlé par endroit, me laissant une apparence plus convenable et supportable. Je pense que sans lui, je n'aurais sans doute pas la personnalité civilisée et polie qu'on me connaît. Aussi respectueux que je puisse être, avec un visage meurtri comme le mien, je doute qu'on ose m'approcher sans ce rempart de porcelaine et de bois épais. Il cache les douleurs que peu peuvent sentir, mais laisse également un mystère sur mon identité. Bien des humains savent qui est Yamato, mais peu me reconnaîtrait sans mon masque. Je dis peu, car du fait de ma corpulence, de mes tatouages et de ma façon de me tenir quelques-uns pourrait savoir qui je suis sans l'artifice. Je ne peux nier le fait que je suis un homme troublé par sa vie, son rôle et ses croyances. Je suis mêlé dans le Shintoïsme, la relation que j'entretiens avec l'être humain en général et mon choix de droiture à vie. Pourtant même si je sais qu'il serait aussi risqué de vouloir tout tenir bon que d'affronter une armée à moi seul, j'ose le faire sans panache. J'avance d'un pas parfois hésitant, je défie le temps et les années sans savoir quand sera ma fin. Qu'elle soit lointaine ou très proche, je continuerais à suivre les enseignements que l'on m'a inculqués tout en protégeant les femmes de toute mon énergie. Je suis complexe et dur à cerner, il n'y a que peu de femme à savoir me dompter.


" Mon histoire



D'une fébrile pousse, un chêne peut en surgir.

Il y a de cela presque trois décennies, dans une forêt aussi touffue que mystérieuse, un jeune être au pelage blanc comme la neige naquis. Enfant de la nature et descendant de la déesse Amaterasu, son regard de jade était un prolongement naturel du lieu qui l'avait vu naitre. Comme tous les Kitsune, il fut élevé dans une sorte de meute où au fil des années, sa place se fit de plus en plus importante. Il n'était pas bien puissant, mais son envergure dépassait celle de bien des confrères et consœur avec qui il vivait. Son esprit vif et ses réflexes assez étonnant firent rapidement de lui, l'un des chasseurs de la meute. Il ne se passait pas un jour sans que le jeune hybride ne revienne avec des tonnes de provision, parfois au péril de sa vie. Il savait où était le danger, mais ne reculait aucunement contre ce dernier. Que ce soit les loups, les humains en quête d'hybride ou encore les pièges de ces derniers, ils ne les sous-estimait pas. Au point que son corps et surtout ses jambes furent rapidement marqués par bien des blessures peu profondes. Il ne se jetait pas dans la mêlée et tentait bien souvent d'analyser la situation, mais du fait de sa haute stature, il était le plus souvent en avant. Il avait choisi cette position afin de mieux protéger ceux qui l'accompagnaient, surtout les plus jeunes. Cette sagesse d'esprit et ce don du sacrifice dont il faisait preuve n'étaient pas passés inaperçus. Il avait été finalement jugé d'agir bien trop comme un humain, alors que lui pensait veiller tout simplement sur les siens. Le choix de son avenir n'avait que deux embranchements : Soit il restait et se pliait aux règles qu'on lui imposait, soit il quittait sa terre natale pour partir près des humains et tenter un nouveau départ. Le chef de la meute lui avait laissé en tout et pour tout une semaine, pendant laquelle il n'avait le droit de participer à aucune activité. Reclus comme un paria et ignoré de tous, il avait décidé de partir pour trouver une autre terre. Il devait partir de cet endroit paisible où peu d'humains s'aventuraient avec arrogance pour trouver la ville où ils régnaient en maître. Yamato savait pertinemment que cela n'allait représenter un brusque changement de vie, mais il n'avait de toute façon pas le choix. Les Anciens comme il les appelait, avait été clair et il n'y avait que peu d'alternatives. Dans une certaine obéissance, il s'était plié aux règles et avait prit ses affaires.

D'un pas résolu et non sans des regrets internes, il partait en direction de la ville. La route lui prit plusieurs jours durant lesquels, il restait hésitant quant à son avenir. Après tout, il avait quitté les siens, ne les reverrait sans doute jamais autant que sa demeure. Il était maintenant seule en direction d'un avenir incertain. Tout pouvait arriver là-bas, surtout pour un hybride encore jeune et innocent. Au bout de ses trois jours, il sortait des sentiers battus, pieds nus et il tombait malheureusement à bout de forces sur le sol fraichement humide. Il n'avait pas cessé un seul jour de marcher sans manger ni se reposer. Sa fatigue était significative et sans qu'il ne puisse refuser une quelconque aide, il terminait sa route dans la demeure d'une vieille femme. Bien que marqué par les années et son travail parfois laborieux, la femme prit soin de lui pendant des jours et des jours veillant autant que possible à son chevet. La route lui prit plusieurs jours durant lesquels, il restait hésitant quant à son avenir. Du fait de son travail de responsable d'une animalerie, elle devait être consciente de tout ce qui avait pu forger la décision de ses semblables quant à soumettre les hybrides. Même si Yamato avait une morphologie et une pensée bien plus avancée que ses confrères et consœurs, il restait un objet pour les humains en général. Suite à sa convalescence, il fut d'abord placé dans une cage avec difficulté par la vieille femme, une certaine Hana. Que ce soit ses boucles couleur de craie, sa peau ridée ou encore sa voix faiblarde, rien chez elle ne pouvait exprimer son tempérament. Il était évident que même le grand Kitsune n'allait pas contrarier la vieille femme non pas par peur, mais plutôt par respect. Elle l'avait accueilli, nourri et avait veillé sur lui, c'était la moindre des choses. Enfermé dans sa cage, il ruminait les jours dans un silence mortuaire sans jamais jetais ne serait qu'un regard à Hana. Il était évident que même s'il se montrait plutôt obéissant, il n'était pas à l'aise dans un endroit aussi étroit. Extérieurement, il donnait l'impression d'un dragon massif et puissant à qui ont avait lié gueule et ailes pour faire de lui un être inoffensif. Il se débattait parfois, mais cela était, en vain, et bien souvent assez court. Alors qu'il pensait continuer son existence dans une cage étouffante, étroite et peu adaptée à sa morphologie, il apercevait le visage de la vieille femme. Elle venait d'avoir fini avec un client et avait bien remarqué que chez le Kitsune quelque chose clochait. Elle lui posait alors plusieurs questions auxquelles il n'avait su d'abord répondre que par des mouvements de tête. L'hybride ne savait s'il devait la remercier ou non de se soucier autant de lui, pourtant, il était maintenant libre hors de sa cage. Comme seule entrave, siégeait maintenant entre ses deux chevilles un épais morceau de fer. Ce dernier l'empêchait de marcher convenablement, mais lui laissait un minimum d'espace vital.

Dans une sorte de quiétude, il passait ses journées immobiles, silencieuses, en essayant de ne jamais déranger Hana ni de rester dans son chemin. Il voyait bien qu'elle devait nettoyer chaque semaine l'animalerie seule et un jour sans la prévenir, il s'emparait du balai pour l'aider. Que ne fut pas l'étonnement de la femme en voyant que dans un geste agile et précis, l'hybride s'occupait maintenant de plusieurs taches dites ménagères à sa place. Il restait silencieux, en tentant de ne pas l'importuner autant que possible. A force d'aide, d'acte des plus généreux et de beaucoup de patience, il finissait par passer du statut de simple hybride à celui d'allié. Ainsi, il la suivait pour les courses, l'aidait à mettre en place de nouvelle cage ou à en nettoyer certaine ou se chargeait des grosses œuvres. Il était jeune, dans la vigueur de l'âge et se devait donc d'être là pour cette femme qui même avec bien des efforts peinaient de plus en plus à user de sa force. À chaque sortie, il se voyait affublé d'un collier qu'il ne supportait pas, mais qui dans un souci juridique et de paix pour Hana, devait toujours être là. Yamato se rendait compte que les Anciens avaient vu peut-être justes, sur le fait que sa façon de penser n'était plus similaire aux siens. Après tout, il agissait de plus en plus comme un humain et non un Kitsune. L'animosité, la bestialité naturelle dont il faisait preuve était encore là, mais une sorte de civilité avait fini par naitre. Pendant cette période où il se découvrait une nouvelle nature, il avait été recueilli par une servante, qui après avoir quitté son travail avec une coquette somme d'argent avait souhaité s'accommoder d'un jeune hybride. Sa curiosité s'était portée au bout d'un moment sur le corps et la stature de Yamato. Il était grand, soigné et possédait malgré lui un visage à la fois fin comme la brise et séduisant comme le désir secret. Encore une fois, il n'avait pas été des plus enjoué de quitter une nouvelle fois un lieu hospitalité, chaleureux pour se diriger vers l'inconnue. Et même si Fumiko, sa nouvelle maitresse semblait être une femme agréable, il restait assez partagé quant à son avenir.

Peu de temps après avoir pu prendre ses marques dans la maison de la jeune femme, il fut comme un jeune roseau, soumis à bien des situations qui allaient mettre à rude épreuve sa sérénité et son avis de l'être humain en général. Non pas que la délicate Fumiko était une femme de peu de vertu, mais il semblait qu'elle prenait plaisir à observer son hybride sous toute les coutures quand ce dernier se tuait à la tâche avec la plus grande minutie. Il était bien souvent mal à l'aise et se sentait quelque peu utilisé, sans pour autant avoir le droit de s'en plaindre. Il avait un toit, de la nourriture et elle avait payé pour l'avoir. Pourtant, il lui arrivait de refuser certaine avances ou demande de la femme, ce qui avait le don de la faire s'emporter. Hélas pour elle, pas unes seule de ses colères n'avaient ne serait qu'ébrécher la muraille de calme que possédait Yamato. Quand elle entrait dans un grand emportement, il se plaçait face à elle, bras croisé de toute sa grandeur et patientait. Lui répondre n'aurait rien arrangé et cela avait au moins le mérite de la faire se calmer bien vite. Elle devait se dire que même en s'énervant, il n'allait de toute façon pas changer d'avis et qu'user de force contre lui était assez stupide. Sans doute sous la vexation qu'aucune de ses avances ne touchent l'hybride, Fumiko tenta une chose stupide et impardonnable. Un soir, alors qu'elle partait dormir, elle s'emportait encore une fois sur Yamato, lui jetant une vieille lanterne au visage. Ce dernier, de ses réflexes de Kitsune, évitant la lanterne sans avoir le temps de la rattraper. Alors que le feu commençait à prendre sur le sol, les rideaux de soie et courrait vers le lit, il entendant la jeune femme crier. Il avait bien perçu que l'accès à la porte allait être périlleux et qu'il allait encourir sans aucun doute quelque blessures au passage. Il ne pouvait pas périr dans un incendie ni laissé sa maîtresse mourir dans ce dernier. Sans la prévenir et dans un geste vif, il attrapait la femme par la taille, en la protégeant de son torse et traversait les flammes sans reculer. Ce fut en arrivant dans le jardin légèrement humide qu'il lâcha la femme pour se tenir le visage dans des sons entre le gémissement de douleur et le grognement plein de rage. Il en voulait à Fumiko d'avoir risqué leurs deux vies pour une stupide excuse. Les mains encore sur le visage, la peau douloureuse, il dut se faire transporter aussi bien que la demoiselle dans une clinique. Les soins durèrent plusieurs plus de huit pendant lesquelles, il souffrait le martyr. Il recevait la visite d'une demoiselle dont il ignorait le nom venant de la part d'Hana, mais aussi celle de Fumiko. Il n'adressait pas un mouvement de tête ou une parole quand elle venait pour mieux lui faire peser la douleur qu'il ressentait. Il s'était défiguré littéralement pour lui sauver la vie et pas un seul jour, il n'avait eu un simple merci. Une fois de nouveau sur pied et après avoir appris que la demoiselle avait fini par être jugée pour incendie volontaire, il était retourné chez Hana.

Ce fut avec une étrange sentiment de liberté qu'il retrouvait Hana et sa petite animalerie. Rien n'avait véritablement changé, à part peut être l'arrivée d'une jeune femme au doux prénom d'Ayame. Elle était celle qu'il avait vue pendant une bonne partie de son rétablissement à la clinique. Au départ assez distant avec elle, il fut, au fur et à mesure, de plus en plus complice au point de l'aider autant qu'il avait aidé auparavant Hana. La demoiselle qui était sa petite fille avait voulu la remplacer du fait de sa maladie qui s'aggravait de plus en plus. C'était même la vieille femme qui avait conseillé à Ayame de demander de l'aide à Yamato si elle avait besoin. Il se rendait compte qu'elle n'avait fait que dire du bien de lui pendant son absence et avait regretté son départ. Hélas comme un torrent dévastateur qui chamboule tout, la mort de Hana ne se fit pas languir. Et même si cela attira quelques ennuis et une perte de client à la jeune femme, elle avait voulu autant qu'Hana sans doute, qu'il assiste à l'enterrement. Ainsi entre les têtes humaines, une masse de cheveux argentés, portant un masque représentant le Kitsune, se trouvait Yamato. Droit comme un i, portant dans sa main une orchidée noire, fleur rare dans la région et qu'il avait cherché des jours durant, il priait pour elle. Du début à la fin, il avait vu dans cette femme une personne riche de gentillesse et de douceur qui n'avait voulu qu'une chose, faire de lui un hybride heureux malgré la situation. Alors que les mois passaient à la suite des obsèques, le jeune hybride maintenant majeur depuis peu, assista à la visite d'un homme aux allures de maître d'arts martiaux. Que ce soit ses vêtements ne comportant pas un pli, sa politesse à la limite de la sagesse et son visage bourru, mais qui lui donnait un air d'homme de science, tout laissait présager chez lui un grand savoir. Il désirait acquérir avec son modeste pécule un hybride plutôt vif et qui n'aurait pas peur de mettre la main à la pâte. Sans même qu'Ayame ne commence à proposer Yamato, ce dernier le fit de lui-même. Il fut ausculté rapidement par l'homme et ce dernier paya sans aucune hésitation avant de repartir avec son nouvel hybride. Le Kitsune ne sut si c'était son pressentiment assez juste ou simplement un coup chance, mais il avait bien jugé l'homme. Mit rapidement aux règles qui régissaient le lieu où il allait vivre, Yamato se mettait rapidement au travail. Il apprenait aussi bien le respect de la ponctualité que les uses et coutumes qui pouvaient exister encore chez certaines personnes. Le vieux sage qui se nommait Hajime pris la décision de lui enseigner dans les temps libres, la parole, ou encore de façon plus étonnante, un art martial. Il est vrai qu'au départ, le jeune hybride avait été assez perdu dans cet étrange ensemble de mouvement dont il ne comprenait ni la signification, ni l'utilité. Pourtant comme pour le reste, il se montrait assidu et plutôt bon élève. Il recevait parfois quelque coup de bambou pour lui rappeler de ne pas se disperser, mais dans l'ensemble, l'élève finissait par atteindre le niveau du maître avec brio. Il se sentait fier, changé et à vrai dire, c'était le cas. Sa taille avait légèrement augmenté de quelques centimètres, mais ce fut surtout sa musculature qui était la plus présente. Dans chaque coup, chaque enchaînement, la force du Kitsune n'était que plus présente, plus puissante. Il effectué des travaux de plus en plus difficiles sans jamais un seul instant baisser les bras. Que ce soit du simple jardinage à déplacer une structure en pierre délabrée du parc qui possédait Hajime, rien ne faisait reculer Yamato. Il était évident que la fierté n'était pas présente que chez l'hybride, mais aussi chez son maître. Après il avait transformé une jeune pousse en un arbuste solide et imposant tout en lui laissant sa souplesse d'esprit.

Par faute de moyen, il dut se séparer de sa plus grande fierté laissant Yamato retrouver sa captivité dans une cage plus grande qu'auparavant. Il se passait alors plusieurs années pendant lesquelles aucun maître ne prit Yamato pour diverses raisons qu'elles soient de taille, de force ou par peur qu'il soit incontrôlable. Il voulait protester et défendre ce qu'il était, mais après tout la parole d'un hybride n'avaient que faire à l'oreille d'humains qui ne voyait que de la dominance ou un manque d'argent. Le problème était devenu de plus en plus fréquent et récurant. Ayame gardait Yamato à la fois par envie et aussi par affection. Il était devenu cet immense animal qui lui donnait une certaine force dans ses paroles et la rassurait par sa présence. Cela aurait pu durer des mois et des mois, mais un jeune père de famille, à la recherche d'un hybride dont il n'aurait que peu d'ordre à donner, jeta un œil sur le Kitsune. Il avouait que la corpulence de Yamato l'étonnait grandement, mais qu'il devinait que si ce dernier avait eu plusieurs maîtres sans problème grave, ce n'était pas pour rien. Il se permettait une interrogation sur le masque qu'il portait et ce fut l'hybride qui y répondait dans des paroles qui laissèrent l'homme assez circonspect. Il était mêlé entre la joie et l'étonnement d'entendre un hybride user aussi simplement de la parole. Il se permettait de lui demander son âge et ce fut dans des mots clairs qu'il lui faisait comprendre que la majorité était dépassée pour lui depuis déjà plus de trois ans. Que ce soit cette certaine culture, son âge plutôt mur pour un hybride ou encore son comportement, tout chez Yamato avait intéressé l'homme. Il dut faire une nouvelle fois ses adieux à la jolie Ayame avant d'atterrir dans une demeure où vivait avec l'homme une petite fille et une femme. Il fut présenté à ces dernières dans les règles de l'art et les tâches s'enchaînèrent presque machinalement. Il sortait avec la petite quand elle devait aller chercher des sucreries ou encore se balader dans le parc. Il aidait la femme en cuisine ou s'occupait de la vaisselle dans une certaine justesse. Il avait retenu le prénom de chacun et leur nom bien évidemment. Il veillait sur la petite Misaki, aidait madame Okaita, Yori Okaita dans les tâches ménagères et suivait maintenant l'enseignement de Tokido. Cette idée avait germé lors d'un repas où dans un élan de curiosité, Tokido avait demandé à son hybride de lui parler un peu de lui. Poli, il avait alors expliqué sommairement son périple jusqu'à maintenant. Le passage de l'apprentissage de l'Aïkido avait titillé l'homme. Ainsi alors que le repas était terminé, la vaisselle faite et la petite couchée, Yamato et son maître s'était retrouvé sur un tatami à faire des passes. La vigueur de l'homme face à la force brute de l'hybride avait fini par aboutir à de nouvelles activités. Ainsi, en plus des tâches qu'il devait faire d'ordinaire, mais de façon moins régulièrement, Yamaot s'entraînait avec Maitre Okaita plusieurs fois par semaine. L'assiduité, la souplesse des gestes et la rapidité d'apprentissage dont faisait preuve Yamato laissaient parfois l'homme dans l'interrogation. Il n'avait jamais vu un hybride lui apprendre des choses et il se sentait parfois un peu battu. Pourtant, Yamato se permettait parfois de rappeler à Tokido, qu'il lui avait appris de nombreuses choses comme la vie de famille et qu'il lui offrait un toit que tous ne pouvaient pourtant pas. Yamato put voir au fil des années, la petite devenir une frêle , mais délicate jeune demoiselle sur qui il veillait encore et toujours. Lui aussi avait vieilli, avait mûri et était même devenu comme ses deux anciens maîtres et modèle un pratiquant du shintoïsme. C'était une façon d'allier sa nature de Kitsune et l'humanité dont il faisait preuve maintenant. Après tout même avec les tensions du passé, bien des humains et Yamato le savait, priaient encore la déesse Amaterasu chaque jours. Le temps avançait dans sa quiétude et peu à peu, le départ du jeune hybride se profilait.

À l'aube de ça vingt huitièmes années, alors qu'il avait comme chaque jour effectué les taches à faire, qu'il reçu des mains de Tokido et de sa femme plusieurs présents. Le premier avait été un kimono à la taille de Yamato rouge et blanc comme son masque. Le second était un sabre de kendo ainsi qu'un Tanto. Il les remerciait d'un geste de la tête avant de leur exprimait à la fois sa tristesse du départ, mais aussi tout ce qu'il leur devait. Il se sentait bien plus mur, bien plus fort qu'auparavant, et même s'il n'allait plus retrouver les siens, il était prêt à vivre au jour le jour au côté des humains pour de bon. Vous savez, bien des hommes ont cru bon de soumettre les hybrides en se disant qu'ils auraient la main basse sur eux. Qu'ils pourraient enfin avoir tout ce qu'il voulait. Pourtant, que ferait-il sans les hybrides me direz-vous ? On nous chasse, on nous soumet, mais nous faisons ce, que peu, font bien souvent, nous agissons pour votre salut. J'ai vécu auprès de plusieurs hommes et femmes possédant tous une personnalité à eux. Même si j'en ai voulu longtemps à Fumiko, même si je n'ai pu vraiment dire au revoir à madame Hana, elles comme Hajime et Tokido ont fait de moi ce que je suis. J'ignore ce que sera demain ou encore qui aura ma tutelle en quelque sorte, mais je ferais en sorte d'être méritant de tout ce que je peux représenter comme sacrifice. Hajime avait raison sur bien des points. J'ai commencé comme une simple graine à tout faire pour germer, m'affirmer avec difficulté. J'ai trouvé les ressources pour pousser et devenir quelqu'un puis j'ai su peu à peu me forger. Je ne sais pas si je peux user d'arrogance et d'audace, en me comparant à un massif chêne, qui de sa majesté siège dans un parc aux yeux de tous. Une chose est sûre l'humanité m'a transformé, mais je n'oublierais jamais vraiment ce que je suis. Je suis un hybride, un Kitsune, un descendant d'Amaterasu.



" Et vous ?;



Dans la vraie vie, mon ptit nom c'est Skin, et j'ai 23 ans. J'ai connu le forum grâce à Bérénice et Issalyne..
Ce que je pense du forum: C'est sympatoche

Au fait, vous savez quoi ? Ben je sais c'est quoi le code du règlement 'w' C'est Papatte de Khyan'
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Lun 21 Sep - 4:03
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Oh mon dieu, Yamato est une licorne, je savais pas qu'on en faisait ici moi ! ( je sors, pas taper...)
Bienvenue encore ~ même si du coup Berenice et moi on t'as traîné ici. X)
Nous sommes machiavélique, c'est bien connu !

Au fait, ma sainte biscotte avait raison, ton style d'écriture est magnifique ~
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Khyandii
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Lun 21 Sep - 13:47
Bienvenue Yamato :)
Ton début de fiche est remarquable.
En revanche, petit problème, les hybrides n'ont pas de noms, seulement un prénom. Leur statut d'esclave ne leur permet pas d'obtenir un nom.
Je vais donc devoir retirer le reste.
Bon courage pour terminer ta fiche collègue Kitsune




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Invité
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Lun 21 Sep - 14:21
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Heeeeey hun' ! ~
Welcome here & Bon courage pour le reste de ta fiche.
(Issalyne, je te l'avais dis, mon Yaya y'est trop fort. 8"D)
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Invité
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Lun 21 Sep - 19:46
Invité
Merci mes dames Issalyne, Khandhii et Dame Bérénice.

J'ai modifié et laissé simplement son prénom donc il ne restera que retirer du pseudo , ce que je ne peux hélas faire et merci!
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Invité
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Lun 21 Sep - 20:01
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Bienvenue o/
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Mar 22 Sep - 16:36
Invité
Bienvenu. =)
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Mar 22 Sep - 17:08
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Merci Sieur Alex et Mitsuo
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Léo
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Mar 22 Sep - 18:49
Bienvenue Kitsune !
Ton avatar est magnifique **
Bon courage pour l'histoire.
J'adore ta façon d'écrire ><



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Lun 28 Sep - 17:01
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Je laisse un message pour prévenir que ma fiche est terminée!
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Khyandii
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Mar 29 Sep - 12:22
C'était un plaisir de lire ta fiche Yamato :) J'aime beaucoup ton style d'écriture. Pour moi, rien à redire.
Je te valide, amuse toi bien !




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Léo
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Dim 22 Nov - 21:37
Sujet mis à la corbeille, car membre supprimé.



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